La mise en page du texte

Elle doit tenir compte de plusieurs choix ou exigences.


Les choix de l’auteur :


Le format du livre :
À chaque nature de texte correspond un type de format.
Néanmoins, le choix en revient à l’auteur.

Couleur ou NB :
C’est, avant tout, une question de budget.

Le tirage désiré :
Il orientera vers un mode d’impression adaptée possédant ses contraintes spécifiques.


Les choix du maquettiste :


L’emprise du texte sur la page (gabarit d’empagement ou œil de la page).

Gabarit d'empagement

– elle sera importante si l’on désire réaliser un livre plus économique (petits caractères, interlignage réduit et marges étroites permettant, en plaçant plus de texte, de réduire le nombre de pages)
– elle sera plus réduite pour son confort de lecture ; une police plus grande, un interlignage plus large, des marges équilibrées, etc. confèrent à la page imprimée une élégance visuelle et une meilleure lisibilité . Il s’agit de trouver un équilibre en respectant, le mieux possible, les règles définies de l’esthétique typographique.


Le choix d’une police de caractère adaptée à la nature de l’ouvrage.

– Police sans sérif pour des textes techniques, professionnels ou avant-gardistes.
(exemples : Arial, Calibri, Consolas, Franklin Gothic, Futura, Geneva, Helvetica.)

– Police sérif pour les autres sujets.
(exemples : Bodoni, Bookman, Calisto, Century, Garamond, Palatino, Times.)

La taille de la police sera fonction des dimensions du gabarit d’empagement : de 60 à 72 caractères par ligne et de 30 à 40 lignes par page.

Séeif

Note : les polices sérif sont composées de caractères à empattements. Il s’agit d’évasements triangulaires en « patte d’éléphant », rectangulaires ou filiformes au pied de la plupart des lettres et signes. Ces élargissements, situés principalement sur la ligne de base des caractères, créent une ligne virtuelle imperceptible, mais qui guide efficacement l’œil pendant la lecture.



Les feuilles de style

Créées pour chaque mise en page par le maquettiste, elles regroupent l’ensemble des caractéristiques d’un texte, d’un paragraphe, d’un titre, d’un sous-titre, d’une liste numérotée, etc. Ces caractéristiques peuvent contenir le nom de la police, sa taille, sa graisse, ses attributs, la justification, la valeur d’un alinéa, la règle de césure, la présence de lettrine, etc.
Ces feuilles de style, une fois créées, sont applicables à une partie sélectionnée du texte, le formatant ainsi en une étape.

L’utilisation des feuilles de styles permet d’obtenir un résultat homogène et cohérent sur l’ensemble d’un document, toutes modifications ultérieures de la feuille de style se répercutant automatiquement sur l’ensemble des sections de texte qui lui sont liées.


Les hauts et bas de page

Traditionnellement, on place en haut de page gauche le titre de l’ouvrage et à droite le titre du chapitre. Le bas de page ne reçoit souvent que le folio (numéro de la page). À noter toutefois que ce n’est pas la place attitrée du folio dont l’emplacement peut se situer à n’importe quel endroit des quatre marges.



Le respect des grands principes typographiques :

Gabarit titres
Il incombe au maquettiste de faire commencer les chapitres en « belle page », c’est-à-dire en page de droite (par opposition à la « fausse page » qui est celle de gauche). Cette tradition est justifiée par la logique de notre sens de lecture. Elle est d’ailleurs inversée pour les langues qui se lisent de droite à gauche.

Il devra veiller à éviter « veuve et orpheline » qui sont soit un début de phrase isolé au bas d’une page, soit une fin de phrase isolée en haut de page. Il lui faudra trouver une solution ou un artifice pour y remédier, soit en augmentant leur emprise sur la page (au moins trois lignes), soit en les faisant disparaître de la page (disparaître et non supprimer !).


Important : Une fois la mise en page effectuée, une correction ou modification du texte, même très modeste, peut remettre en cause tout le travail précédemment réalisé. C’est l’une des raisons qui nous amènent à exiger de l’auteur un manuscrit corrigé, complet et définitif.


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